PHILOSOPHIE DU SITE

Je vais vous présenter la philosophie de ce site. Vous comprendrez mieux l’organisation de la plateforme et l’approche que je voudrais développer sur le long terme.

INTRODUCTION

Dans le système scolaire actuel, ce sont les notes qui attestent du niveau d’un élève et qui lui donne accès au parcours post-bac souhaité. C’est contestable, mais c’est comme ça et il faut faire avec.

L’objectif principal d’un élève est donc d’avoir des notes qui lui permettent d’accéder au parcours post-bac qu’il souhaite. On appellera alors ces notes des « bonnes notes », même si elles n’ont rien de bon ou mauvais en elles-mêmes.

Dans ce système, il va donc bien falloir reconnaitre un jour que l’objectif principal n’est pas d’apprendre, de comprendre en profondeur, de faire des liens, de se poser des question, etc.

Tous ces aspects sont bien sûr importants, mais finalement secondaires par rapport aux notes. C’est le fonctionnement du système qui veut ça, et on ne peut pas en mettre la responsabilité sur les élèves.

Si les bonnes notes sont en plus associées à une bonne compréhension, une bonne réflexion, etc., c’est encore mieux. Mais mettons-nous d’accord : tout ça n’est pas nécessaire pour réussir dans ce système.

En plus, rechercher la compréhension profonde d’une notion en quelques jours / mois est, à mon avis, une perte de temps. En effet, ce niveau de compréhension peut tout à fait venir à un autre moment, en fonction des besoins. Il peut aussi ne jamais venir du tout, ce qui n’est pas grave du tout tant que la compétence associée n’est plus utilisée par l’élève.

Personnellement, il m’arrive encore de mieux comprendre certaines notions que j’enseigne, alors que je les ai vues pour la première fois il y a 20 ans.

Le système demande des bonnes notes, donc il faut se concentrer sur les bonnes notes.

Je ne crois pas du tout en l’idée de modifier l’approche du système actuel. D’une part, ça demanderait une énergie colossale, et pas forcément utile. D’autre part, il faut aussi admettre que le système des notes n’est pas si problématique.

En effet, la plupart des élèves n’aiment pas l’école, ou plutôt le travail associé à l’école. Il faut donc bien trouver un moyen de leur faire fournir ce travail malgré tout. Le système des notes répond est une solution possible à ce problème. Un autre système aurait aussi ses avantages et ses inconvénients, et on en dirait sûrement qu’il n’est pas optimal non plus. On essaierait alors peut-être de le changer, et on tournerait finalement en rond.

Autant rester sur un système non optimal, et se concentrer plutôt sur optimiser l’utilisation de ce système. Autrement dit, dans ce système, je pense qu’il vaut mieux se concentrer sur « l’art » d’avoir des bonnes notes.

Mais c’est bien plus facile à dire qu’à faire pour les élèves. En effet, il va maintenant falloir transformer ce constat en problématique. Et vous allez voir qu’il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte.

PROBLEMATIQUE

Nous allons essayer d’extraire une problématique en détail et essayer de la résumer en une seule question fondamentale.

Voici le premier problème : avec le temps, je me suis rendu compte que très peu d’élèves travaillent de façon sérieuse et assidue. Et c’est le cas même lorsqu’ils prennent des cours particuliers ! Bien sûr, certains travaillent sérieusement tout le temps, et c’est tant mieux. Mais c’est vraiment rare.

On peut argumenter sur les causes de ce manque de travail : certains diront que les élèves ont la flemme, qu’ils sont mal organisés, etc. Il y a sûrement un peu de ça, mais je pense que c’est un argument de facilité.

Personnellement, je pense qu’il y a un gros problème avec l’emploi du temps et le rythme de travail des élèves. En effet, tout cumulé, on arrive autour de 50 h par semaine, soit environ 30 h de cours et 20 h de travail perso au lycée. Certains passent encore plus de temps sur leur travail personnel.

Un élève travaille donc largement plus que la plupart des adultes, ce qui est déjà une aberration en soit à mon avis. En plus, ils ne sont pas rétribués pour ça (sous forme d’argent ou autre), donc ils n’ont pas la « motivation » que peut constituer l’argent chez les adultes.

Ils ont soi-disant la motivation d’un bon parcours et d’un bel avenir. Mais, globalement, j’observe qu’ils en sont assez détachés. Il faut comprendre que, dans leur tête, leur avenir est très lointain et très flou, même si ça ne représente que quelques années pour nous. Et quand ils s’y intéressent, ça a plutôt tendance à les stresser qu’à les motiver.

Par ailleurs, on pourrait croire que les notes sont une bonne source de motivation, mais j’observe que ça n’est souvent pas le cas. Ça peut marcher ponctuellement, sur une courte durée, pour la plupart. Par contre, sur le long terme, très peu arrivent à être motivés par les notes en elles-mêmes.

Globalement, on peut donc dire que les élèves qu’on ne donne aucune motivation sérieuse de travailler à l’école.

C’est vrai que certains élèves n’ont pas besoin de motivation extérieure pour travailler. Ils ont une sorte de motivation intérieure innée, et c’est assez difficile de savoir d’où ça vient. Parfois, les parents sont derrière, parfois ils ont très envie de s’extraire de leur milieu social, parfois c’est juste inexplicable. Mais sincèrement, ces élèves-là sont très rares.  Je dirais moins de 10% des élèves, à la louche.

La plupart des élèves ont besoin d’une motivation extérieure pour travailler. Or, dans les conditions proposées par le système, cette motivation est quasiment absente. Il me semble donc normal que la plupart des élèves n’ait pas envie de travailler à l’école.

En fait, on demande aux élèves de travailler bien et beaucoup sans aucune motivation extérieure sérieuse. Je fais remarquer que c’est quelque chose qui serait insupportable pour la plupart des adultes.

Imaginez deux minutes des salariés faisant leur travail habituel, mais sans salaire (ou un salaire très faible…). En France, ça donne tôt ou tard des manifestations, des blocages, et autre signes d’indignation.

Mais les élèves, eux, n’ont pas ce « luxe », car ils ont l’obligation stricte d’aller à l’école sans discuter et sont encore dépendants de leur entourage.

La seule façon de tenir dans de telles conditions pour un adulte serait d’être passionné.e par son travail. Malheureusement, il faut que tout le monde se mette bien dans la tête qu’aucun élève n’est passionné par le travail à l’école et ne le sera jamais. C’est juste un constat, il faut faire avec.

Dans ces conditions, il est absolument normal que la plupart des élèves soient très stressés par l’école. Cela peut se traduire par un sentiment de malaise, un échec scolaire, ou même parfois un burn-out. Heureusement, certains trouveront de la motivation et du soutien dans leur milieu, en particulier leurs parents, ou parfois des professeurs. Mais ça reste une très faible minorité, et souvent dans les classes sociales les plus élevées.

Pour autant, l’école est obligatoire et c’est le seul chemin possible vers la plupart des métiers. Les élèves doivent faire avec. Il n’est pas obligatoire d’être excellent, mais un certain niveau est requis pour atteindre le parcours post-bac que l’on vise.

Malheureusement, les élèves n’ont souvent pas d’idée précise de leur avenir. On ne peut pas vraiment leur en vouloir, on était tous un peu comme ça. Très souvent, les élèves n’ont donc pas connaissance du niveau qui leur est demandé pour accéder aux établissements post-bac qui pourraient leur convenir. S’ils s’informaient à l’avance, il seraient au courant. Mais très souvent, ils ne le font pas, ou très partiellement.

Dans tous les cas, ils s’en rendent forcément compte à l’approche des vœux pour Parcoursup, donc au dernier moment. Souvent, c’est la douche froide, car ils prennent conscience qu’ils ne pourront pas accéder à un parcours qui leur conviendrait. Il sont alors contraints de se rabattre sur des choix qui ne leur correspondent pas vraiment. C’est très frustrant et aussi très dommage.

C’est un peu leur faute, c’est vrai, mais le constat est bien là. A mon avis, il vaut mieux faire avec que d’obliger les élèves à se renseigner sur leur avenir, sur les notes à avoir, etc. Ça leur rajouterait du travail et du stress, ce qui n’est pas souhaitable.

Globalement, on peut dire qu’une moyenne de minimum 13 dans les matières importantes (spécialités) et minimum 10 dans les autres en première et terminale est une bonne base pour accéder à des établissements post-bac de niveau acceptable ET en accord avec les souhaits des élèves. En dessous de ces moyennes, ça risque d’être compliqué d’avoir une adéquation entre l’établissement post-bac et les souhaits de l’élève.

Evidemment, il faut de bien meilleures moyennes pour accéder aux meilleurs établissements. Cependant, il faut faire attention. De bien meilleures moyennes impliquent souvent beaucoup plus de travail. Or, ça ne correspond pas forcément à ce que les élèves recherchent lors de leur scolarité.

En effet, ils faut bien se rappeler que ce sont des ados, et que leur vie ne doit pas se résumer à leur seule scolarité. Il est important qu’ils aient un très bon équilibre de vie (activités, relations, etc.). C’est crucial pour préserver leur santé physique et psychologique malgré le stress engendré par l’école.

Pour moi, cela implique de ne passer que la durée nécessaire à travailler ET que les notes obtenues soient cohérentes avec cette durée. Autrement dit, cela implique de travailler efficacement. Cela permettra notamment de dégager suffisamment de temps pour d’autres activités ou de la détente. Bien sûr, ceux qui veulent travailler plus pour atteindre de meilleures écoles pourront le faire, mais ça sera souvent au détriment de leur santé et/ou de leur vie sociale.

En prenant toutes ces contraintes en compte, la problématique qui se pose est alors le suivante :

Comment garantir à un élève stressé et non motivé d’avoir au moins 13 dans ses spécialités (et au moins 10 dans les autres matières) en première et en terminale, en y passant juste le temps nécessaire ?

Croyez-moi, cette question est un véritable casse-tête. Mais comme un vieux sorcier le disait : « Concentre-toi sur la solution, pas sur le problème ».

Après de longues années, j’ai fini par trouver une solution, que je vais vous présenter maintenant.

Je précise bien qu’il s’agit d’UNE solution, et pas de LA solution. Si vous avez des idées d’autres solutions ou d’améliorations, n’hésitez pas à me contacter pour qu’on en discute et pourquoi pas qu’on travaille ensemble.

Je vais maintenant vous détailler cette solution.

SOLUTION

1. Préparations guidées

La première partie de ma solution concerne les méthodes de travail.

En théorie, le mieux serait que tous les élèves soient très attentifs en cours, qu’ils travaillent sérieusement chez eux et qu’ils réussissent leurs évaluations. Tout ça devrait leur permettre d’avoir un très bon dossier scolaire. Mais ça, c’est la théorie.

En pratique, les élèves sont moyennement attentifs en cours, voire pas du tout. Leur niveau d’attention varie en fonction du professeur, de l’ambiance, du niveau de fatigue, etc. De plus, leur travail personnel est souvent insuffisant, que ce soit en quantité ou en qualité. C’est surtout dû à un manque d’organisation et à des méthodes de travail quasi-inexistantes. Enfin, ils ne savent pas bien se préparer pour les évaluations.

Ils se retrouvent donc le jour J avec des connaissances très floues et très peu d’automatismes. Pour la plupart, ils obtiennent des notes en adéquation avec ce manque d’attention en cours, ce travail personnel très moyen et cette mauvaise préparation à l’évaluation. Autrement dit, des notes très moyennes, voire très basses.

Les cours particuliers peuvent être un solution pour prendre en charge un élève et le faire progresser. En effet, il permettent d’optimiser le travail personnel de élève, de lui apporter de bonnes méthodes et de bien le préparer aux évaluations.

Cependant, il faut bien comprendre que les cours particuliers ne peuvent pas remplacer le travail personnel de l’élève. Si l’élève ne travaille pas, les cours ne suffisent pas. Et il ne faut pas croire que parce qu’un élève prend des cours particuliers, il se met automatiquement à travailler. Malheureusement, c’est faux.

En tant que prof particulier, j’ai souvent rencontré des élèves qui travaillaient avec moi en cours, mais qui ne faisaient absolument rien à côté. Ils ne progressaient donc presque pas, ce qui était frustrant autant pour eux que pour moi. Et bizarrement, ce phénomène ne dépend pas du tarif des cours ! En effet, je l’ai rencontré autant pour des cours à 20 €/h qu’à 50€/h.

A mon avis, la plupart des élèves ont besoin d’être accompagnés de près dans leur travail personnel, qu’ils prennent des cours particuliers ou non.

En théorie, ce suivi est censé être assuré par leur professeur officiel, par le biais du travail personnel demandé en devoirs. Mais il faut bien admettre que ça ne marche pas.

Concrètement, je vois trop d’élèves qui n’ont pas bien pris leur cours, qui ne font pas leurs devoirs, qui ne prennent pas la correction des exercices, etc. Le problème vient parfois du professeur, parfois de l’élève, parfois des deux. A la limite, peu importe, le fait est qu’il y a un problème.

Ainsi, dans le système actuel, le travail en classe et le travail personnel des élèves ne leur permet pas d’acquérir un niveau suffisant pour réussir leurs évaluations. Autrement dit, en l’état actuel des choses, la plupart des élèves ne pourront pas avoir des notes en adéquation avec leurs vœux Parcoursup.

Pour résoudre ce problème, ma première idée en tant que professeur particulier a été d’essayer d’inculquer de bonnes méthodes de travail à mes élèves. Pour certains, ça a été suffisant pour améliorer leur travail en classe et personnel, et donc pour réussir leurs évaluations.

Par contre, pour beaucoup d’autres, la mise en place de ces nouvelles méthodes est très difficile ou trop lente. J’ai souvent eu l’impression qu’il fallait que je sois avec eux jour après jour pour leur rappeler de faire leurs devoirs, d’appliquer telle méthode, comment bien le faire, etc. Or, ça n’est pas possible.

Souvent, je me suis donc retrouvé dans une impasse. En effet, je devais arriver à faire progresser mes élèves tout en sachant qu’ils ne mettraient pas en place ce que je leur disais, ou du moins pas assez rapidement et/ou durablement.

J’ai donc réfléchi à une approche permettant de faire travailler et de guider les élèves en dehors des sessions de cours particuliers, tout en n’étant pas présent moi-même.

Au début, je leur faisais un planning de travail personnalisé, avec des exercices à me renvoyer en photos (les miens ou ceux de leur prof), que je validais ou non jour après jour. Mais cette approche n’a pas porté ses fruits, notamment car elle était trop intrusive pour les élèves et trop chronophage pour moi. De plus, le travail que je leur demandais venait parfois s’ajouter à leurs autres devoirs, ce qui devenait souvent intenable. J’ai aussi essayé de leur enregistrer des capsules vidéo de séances de travail personnalisées, mais ça n’a pas marché, un peu pour les même raisons.

Pour autant, les élèves ont beaucoup apprécié le côté planning personnalisé de travail + séances enregistrées en vidéo. J’ai donc gardé ça en tête.

En fait, c’était une bonne approche, mais pas en permanence. Il fallait trouver une période plus ponctuelle pendant laquelle les élèves pourraient suivre ce planning et ces capsule vidéos sans que ça surcharge leur planning de travail. Et  tout en gardant en tête cet objectif d’avoir une bonne note à l’évaluation.

En pratique, la seule période qui respecte ces critères est la semaine avant l’évaluation. En effet, en général, la date du DS est annoncée environ une semaine à l’avance. De plus, peu de professeurs donnent des devoirs pendant cette semaine-là, en tout cas sur le ou les chapitres qui tombent à l’évaluation.

Les élèves ont donc en général un peu plus de temps pour travailler sans surcharge. Par ailleurs, beaucoup ont aussi un peu plus de motivation naturelle grâce à l’envie d’avoir une bonne note.

Devant ces constats, j’ai donc décidé de donner aux élèves un planning de révisions précis une semaine avant l’évaluation, avec des ressources écrites et vidéos à utiliser jour après jour de manière guidée.

Depuis, les résultats moyens de mes élèves ont clairement augmentés. En effet, cette semaine de préparation les rassure beaucoup. En effet, ils sont en quelque sorte « pris en charge » jusqu’à l’évaluation. Ils savent exactement quoi faire et comment le faire, peu importe leur niveau de départ et leur implication entre les séances de cours.

Pour les élèves « flemmards », cette semaine leur permet de travailler suffisamment pour voir toutes les notions importantes tout en se préparant efficacement. Elle permet donc de bien les préparer à l’évaluation même si leur travail global laisse à désirer.

Mais même pour les élèves qui travaillent sérieusement en dehors des cours particuliers, cette semaine a été très utile. En effet, elle permet de mieux organiser le travail qu’ils auraient de toute façon fourni même sans cette préparation guidée.

Bien sûr, les élèves qui travaillent bien sur la durée auront toujours de meilleurs résultats. Mais ce qui est intéressant, c’est que cette semaine de préparation a aussi donné de très bons résultats avec les élèves que j’avais du mal à mettre au travail et qui ne faisaient pas grand-chose en dehors des cours. Globalement, cela a permis à mes élèves d’avoir une meilleure cohérence entre le temps de travail fourni et les notes qu’ils obtiennent.

Ce premier aspect de la solution permet donc de répondre à une partie de la problématique de départ.

Cependant, cela n’a pas été suffisant pour l’atteindre complètement, pour des raisons que nous allons voir maintenant.

2. Gestion du stress

J’ai rencontré un autre problème majeur avec mes élèves, que ça soit en présentiel ou en Visio. En effet, beaucoup d’élèves n’arrivaient toujours pas à avoir au moins 13 à leurs DS malgré l’approche planning + capsules vidéos préenregistrées.  C’était suffisant pour certains, mais beaucoup ne progressaient pas suffisamment, voire pas du tout.

A ce stade, soit le problème vient de l’approche en elle-même, soit d’autre chose. Mais j’observais ces résultats très disparates à la fois chez les élèves sérieux et plus flemmards, sans différentiation évidente. S’il y avait eu un problème au niveau de l’approche, les élèves sérieux auraient quand même dû conserver de meilleurs résultats que les plus flemmards sur la durée. Or, ça n’était pas le cas : assez régulièrement, les élèves sérieux avaient de moins bons résultats que les flemmards !

Tout cela voulait dire qu’il y avait un problème de fond qui ne venait pas du travail fourni par les élèves. Les raisons n’étant pas évidentes à première vue. J’ai fait beaucoup de recherches pour identifier la source du problème et pour pouvoir le résoudre.

Au fur et à mesure, il a été de plus en plus évident que la réussite des élèves ne dépendait pas que de leur travail. En réalité, elle dépend aussi beaucoup de leur gestion du stress, tant au niveau scolaire que dans l’ensemble de leur vie.

En effet, comme nous l’avons vu dans l’introduction, la plupart des élèves sont plus ou moins stressés, que ça se voit ou non. La cause principale de leur stress est le rythme de travail qui leur est demandé, associé au fait de ne pas avoir de motivation sérieuse pour travailler. C’est encore plus le cas depuis la crise du Covid, qui a laissé des traces psychologiques chez beaucoup d’élèves.

Le stress en lui-même est incontournable dans la vie, mais il n’est pas forcément négatif. C’est surtout sa mauvaise gestion qui peut poser problème. Pour les élèves, ça peut se traduire par une « simple » démotivation, un état d’excitation permanent, une perte de moyen pendant les évaluations, un manque d’efficacité, etc. Tous ces symptômes sont le signes d’un stress trop important et/ou mal géré.

Le problème, c’est que la plupart des élèves ne savent pas gérer leur stress. Quelque part, c’est normal, personne de leur a appris. A part s’ils ont des proches formés sur le sujet, mais c’est très rare. Ainsi, comme tous les élèves sont stressés, et que la plupart ne savent pas gérer ce stress, il y a forcément un impact très négatif sur leur travail, donc sur leurs notes, et donc sur leur avenir.

Pourtant, au départ, le stress n’est ni bon ni mauvais en soi. En fait, c’est plutôt sa perception qui peut poser problème. La perception du stress dépend de beaucoup de paramètres, mais dans un premier temps, elle est très liée à l’hygiène de vie de base (sommeil, alimentation, etc.).

Par exemple, un élève qui a de mauvaises pratiques de sommeil et une mauvaise alimentation sera beaucoup plus stressé à la base qu’un élève qui dort et mange correctement. Il sera donc beaucoup moins performant lors des évaluations. En effet, le stress supplémentaire qu’elles représentent dépassera ce que l’élève peut « endurer » et sera donc perçu comme négatif. Au contraire, un élève qui dort et mange correctement aura plus de chances de réussir, car le stress supplémentaire sera perçu comme positif.

Le problème, c’est qu’en général, les élèves ne se rendent pas comptent que leur hygiène de vie laisse à désirer. De plus, ils évaluent mal leur stress et n’ont quasiment aucune notion de gestion du stress. Ils ne se rendent donc même pas compte qu’il y a un problème de stress.

Globalement, il y a un gros manque d’éducation concernant l’hygiène de vie et la gestion du stress, en particulier dans le contexte scolaire.

Dans un premier temps, je me suis donc formé à la gestion du stress de manière générale. Ensuite, j’ai appliqué tout ce que je savais au contexte scolaire. J’ai essayé de rendre le tout compréhensible par n’importe quel élève. Enfin, en s’appuyant sur ce travail, j’ai progressivement rajouté à la fin des sessions de cours particuliers des enseignements sur la gestion du stress, en m’adaptant aux problèmes spécifiques de chaque élève.

Je leur propose d’abord des ajustements concernant leur hygiène de vie de base (sommeil, alimentation, activités extrascolaires, etc.). Ils mettent en place ces ajustements petit à petit et on fait le point régulièrement. Tant que l’hygiène de vie n’est pas bien réglée, on continue de travailler dessus. En parallèle, on voit aussi comment bien gérer son stress pendant les évaluations pour mieux performer. Seulement si nécessaire, on peut compléter avec des techniques comme la relaxation ou la méditation.

Finalement, le contenu de base des cours particuliers reste donc identique, et on ne fait que rajouter un peu de gestion du stress à la fin. On pourrait se dire : « Ok, et alors ? », et être très sceptique concernant les résultats concrets. En fait, depuis, les résultats moyens de mes élèves ont clairement augmentés par rapport à l’approche sans gestion du stress. Ces résultats sont aussi beaucoup plus stables et plus homogènes.

Autrement dit, mes élèves ont maintenant une cohérence entre le temps travail fourni et les notes obtenues. Cette cohérence n’est plus perturbée par leur stress. C’est grâce aux connaissances en gestion du stress qu’ils sont acquises, mais surtout qu’ils ont appliquées à leur hygiène de vie et leurs évaluations.

C’est très rassurant pour eux de voir qu’ils sont capables de travailler efficacement, c’est à dire moins et mieux. Ils sont moins stressés, ont de meilleures notes, et peuvent aussi dégager du temps pour avoir une vie à côté de l’école.  Ça leur permet d’avoir une scolarité plus sereine et de préserver leur équilibre de vie.

Bien sûr, cette évolution demande plus ou moins de temps en fonction des élèves. Cependant, pour l’instant, elle a toujours fini par porter ses fruits, peu importe le profil de départ de l’élève.

Pour conclure, l’approche complète « Préparations guidées pour les DS + Gestion du stress » a donné des résultats suffisamment satisfaisants pour que je la considère comme complète. Autrement dit, cette approche répond correctement à la problématique de départ pour plus de 80 % des élèves.

Bien sûr, on peut toujours optimiser les choses. N’importe quelle approche aura toujours ses avantages et ses inconvénients, conviendra à certains élèves et pas à d’autres, etc. Pour moi, une approche peut être considérée comme valable à partir du moment où elle permet d’atteindre un certain objectif pour un maximum d’élèves.

J’ai donc décidé de ne pas ajouter d’autres aspects à mon approche sur deux niveaux. En effet, je pense qu’essayer d’étendre les résultats obtenus à 100 % des élèves est peine perdue, peu importe le temps et l’énergie que j’y mettrai, les concepts et les pédagogies que je testerai, etc. L’approche parfaite n’existe pas, c’est la vie et il faut faire avec.

3. Le problème des cours particuliers

A l’heure actuelle, j’utilise cette approche avec mes élèves en cours particuliers. Cependant, je trouve que le système des cours particuliers n’est pas optimal. En effet, il est clairement réservé aux personnes les plus riches.

Le tarif d’un bon cours particulier commence autour de 30 euros/h et peut monter jusqu’à 100 euros/h. C’est cher, très cher, trop cher parfois. C’est parfois justifié, parfois non. Dans tous les cas, il est évident que tout le monde ne peut pas en profiter. Ca me parait très problématique.

En effet, la recherche en sciences sociales a clairement montré que les plus riches ont de meilleurs résultats scolaires et un meilleur parcours que les plus pauvres. Les cours particuliers ont donc tendance à creuser encore plus les inégalités sociales déjà maintenues et aggravées par le système scolaire.

Le projet théorique initial de l’éducation nationale est d’apporter des savoirs, des compétences et des chances identiques à tous les élèves. Cela implique donc que ce projet soit totalement gratuit pour tous les élèves. J’ai beaucoup de respect pour ce projet, qui est, il faut bien le reconnaitre, assez extraordinaire.

Pour autant, il faut aussi reconnaitre que le système actuel ne permet pas d’atteindre ces objectifs chez la plupart des élèves. On peut donc dire que globalement, le système scolaire en place ne fonctionne pas. Mauvais profs, des élèves indisciplinés et peu travailleurs, pédagogies, etc. C’est tellement « bien fait » qu’on ne sait pas exactement à qui revient la responsabilité. Il y a souvent un peu de tout en même temps.

Mais statistiquement, la recherche en sciences sociales montre que le niveau social des élèves est le facteur déterminant de leur réussite. C’est malheureux, mais c’est comme ça.

Or, un professeur n’a strictement aucune prise sur le niveau social d’un élève. Je pense donc qu’être un bon professeur dans l’éducation nationale est très complexe. En effet, peu importe la pédagogie et l’attitude du professeur, elle se heurtera aux particularités de chaque élève, et notamment à son niveau social.

Ainsi, aucune approche ne peut fonctionner pour tous les élèves, aussi « parfaite » soit-elle. C’est un résultat connu en sciences de l’éducation. En l’état actuel, le métier de professeur « officiel » est donc souvent très frustrant car il ne permet pas de proposer un accompagnement personnalisé de chaque élève. C’est pourquoi j’ai fait le choix d’être professeur particulier plutôt que professeur « officiel ».

Le problème, c’est que cet accompagnement personnalisé devrait être d’autant plus poussé que le niveau social est bas, et donc que le niveau et les chances sont globalement plus faibles. Mais évidemment, les moins favorisés ne peuvent pas se payer de bons cours particuliers. Dans ces conditions, les écarts de base ne peuvent que se creuser.

Pour ces raisons, donner des cours particuliers a toujours été paradoxal pour moi. D’un côté je propose des cours qui permettent à des élèves de progresser, ce qui est très satisfaisant. D’un autre côté, je demande  autour de 45 euros/h pour pouvoir gagner ma vie avec ces cours.

Je rends donc ces cours inaccessibles aux plus pauvres et je déstabilise encore plus le système scolaire.

Je n’ai jamais été à l’aise avec ce paradoxe d’un point de vue éthique, mais je ne voyais pas d’alternative. Depuis longtemps, je me demande comment faire autrement, en respectant deux critères importants. D’une part, respecter la gratuité du système scolaire, et d’autre part proposer la même approche qu’en cours particuliers (préparations guidées + gestion du stress).

Dans la mesure du possible, je souhaiterais aussi que cette solution me permette d’arrêter complètement les cours particuliers pour être plus en accord avec mes valeurs.

NB1 : Concernant les stages, la réflexion est un peu différente. En effet, le nombre d’élèves permet de réduire le tarif par élève. Ca me semble envisageable de trouver un tarif horaire juste qui rende les stages accessibles à un maximum d’élèves. Pour autant, je ne peux pas descendre en dessous d’un certain tarif horaire question qualité/prix. Pour l’instant, j’ai fixé 20 €/h. Un stage a donc quand même un coût total assez important. Je suis en réflexion par rapport à tout ça à l’heure actuelle, et je pense maintenir les stages le temps que j’y réfléchisse.

NB2 : Pour les personnes qui croient dans ce projet et/ou qui souhaitent le soutenir, je propose aussi de faire un don sur la page d’accueil.

4. Plateforme numérique

Pour récapituler, l’approche que je voudrais proposer contient trois aspects importants :

  • Des préparations guidées pour les évaluations
  • De la gestion du stress en contexte scolaire
  • La gratuité pour tous les élèves


La meilleure solution que j’ai trouvée est de proposer mon approche à grande échelle sous forme de ressources numériques. Pour l’instant, je n’ai pas les ressources financières pour les proposer gratuitement. Je les propose donc à un tarif qui me semble abordable pour un maximum de personnes, afin de minimiser les inégalités sociales de base.

La solution que j’ai choisie actuellement est la suivante :

  • Des « Packs Bonnes Notes» : préparations guidées pour les DS (par chapitre) et pour les examens
  • Des « Packs Fiches» : seulement les fiches comprises dans les « Packs Bonnes Notes »
  • Des articles sur la gestion du stress dans le contexte scolaire

 

Cette solution peut bien sûr évoluer au cours du temps en fonction des avancées de la plateforme.

Pour voir exactement le contenu proposé dans ces préparations et articles, je vous invite à aller voir directement sur le site. Tout le contenu est en accord avec ce qui a été dit précédemment et correspond à ce que j’ai proposé à mes élèves en cours particuliers.

Comme je l’ai déjà utilisé pour mes cours particuliers, je sais déjà la plupart du contenu que je veux mettre sur la plateforme. Cependant, il ne peut pas avoir exactement la même forme qu’en cours particuliers. Je dois donc retourner des vidéos, recorriger des exercices, etc. Pour ces raisons, la plateforme est utilisable mais en cours de construction.

Dans tous les cas, les matières que je maîtrise sont les maths et la physique-chimie. Je ne pourrai donc proposer des ressources que dans ces deux matières.

De plus, j’ai préféré me concentrer sur les élèves de première et terminale. En effet, d’après mon expérience, les ressources numériques ne sont pas bien adaptées à des élèves plus jeunes, car ils ne sont pas assez autonomes. Pour le moment, j’ai aussi préféré me concentrer sur les années qui comptent réellement pour le parcours post-bac des élèves, donc pour Parcoursup.

Je suis bien sûr ouvert à toute proposition pour implémenter d’autres matières et d’autres niveaux, à condition que ça respecte la philosophie du site. A ce sujet, n’hésitez pas à me contacter si vous avez des compétences et si vous êtes en accord avec mon approche.

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