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Comment reviser efficacement ?

LA méthode ultime pour optimiser ton travail personnel

image intro travail personnel

SOMMAIRE

Comment reviser efficacement ?
Introduction

Pour optimiser ton travail personnel, il est très important d’apprendre comment reviser efficacement. Nous allons d’abord expliquer ce qu’est le travail personnel et son utilité dans le cadre de ton organisation globale. Ensuite, nous verrons concrètement comment optimiser ton travail personnel. Cela te permettra d’améliorer ton organisation globale et donc tes résultats scolaires, tout en maintenant ton stress à un niveau optimal. Allez, on y va !

Remarque 1 : Cet article fait partie de la série sur l’organisation. Celle-ci comprend plusieurs articles, à lire dans cet ordre si possible : matériel scolaire, planning, travail en classe, travail personnel et gestion des évaluations.

Remarque 2 : Cet article est un complément à l’article sur les méthodes de travail. Je te conseille donc fortement de lire ce dernier avant de démarrer, sinon il risque de te manquer certaines notions. Le fait d’optimiser ton travail personnel fait partie de l’optimisation du paramètre de base “Méthodes”.

Travail personnel

Utilité

Ton travail personnel a une grande importance dans ton organisation globale. En effet, un travail personnel de qualité et savoir permet de compléter efficacement ton travail en classe. Et comme tes résultats scolaires dépendent directement de ton travail en classe, finalement on peut dire que ton travail personnel a une grande importance sur tes résultats scolaires ! Beaucoup d’élèves pensent que tout se joue seulement sur le travail personnel, mais c’est faux. En fait, le travail en classe et le travail personnel sont complémentaires : l’un influence l’autre et inversement. Par ailleurs, le temps de travail personnel représente environ 20 heures par semaine, soit presque 25% du temps du lundi au vendredi. Donc autant faire le maximum pour que ce temps serve à quelque chose quand tu apprends comment reviser efficacement !

Une bonne organisation permet de transformer ton temps de travail personnel en temps utile. D’une part, c’est un temps pendant lequel tu dois être dans des conditions optimales pour transformer en connaissances les informations acquises en classe. En effet, si ces informations ne sont pas transformées correctement, finalement il n’y a aucun intérêt à les acquérir puisqu’elles ne seront pas retenues sur le long terme. Or, cette transformation ne peut pas avoir lieu en classe, ou en tout cas pas complètement. En effet, elle nécessite une réactivation fréquente et personnalisée des informations. C’est donc pendant le travail personnel que le processus d’apprentissage se concrétise, et il faut donc faire le maximum pour le favoriser. C’est possible grâce à des méthodes de travail qui s’appuient sur ce qu’on appelle les “piliers de l’apprentissage” (voir plus bas).

D’autre part, le temps de travail personnel doit permettre de prendre le relai de ton travail en classe. En effet, un travail personnel efficace permet d’être constamment à jour, ce qui facilite ensuite la compréhension en classe, qui elle-même améliore l’efficacité du travail personnel, etc. Grâce à ce cercle vertueux, un travail personnel efficace permet d’optimiser ton temps, et il sera alors possible de libérer du temps de détente et de préserver un équilibre de vie. Or, il est largement reconnu que l’équilibre de vie est nécessaire pour réussir ses études. En effet, on voit très peu d’étudiants réussir parce qu’ils travaillent littéralement tout le temps (à part peut-être en prépa, et encore ^^). En réalité, ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui arrivent justement à respecter un certain équilibre. Les créneaux de détente, les autres activités, le sommeil, etc. sont en fait des temps nécessaires à la réussite. En effet, ils participent à l’optimisation des phases de travail, à condition bien sûr que l’ensemble soit bien équilibré et que le travail garde une place centrale.

Contraintes

Pour apprendre comment reviser efficacement, le mieux serait bien sûr de pouvoir travailler personnellement en t’organisant exactement comme tu le souhaites. Mais, malheureusement, cela sera rarement possible. En effet, il faudra intégrer certaines contraintes.

D’une part, tu vas devoir t’adapter à la charge de travail imposée par tes professeurs. En effet, certains profs vont te demander beaucoup de travail personnel, d’autres non. La difficulté peut elle aussi varier. Dans tous les cas, il va falloir faire ce travail, d’une part pour progresser et ne pas prendre de retard, mais aussi pour rester en bon terme avec tes professeurs. Or, ta charge de travail va forcément avoir un impact sur ton niveau de stress, et donc sur la qualité et l’efficacité de ton travail personnel. Il va donc être important de maintenir un niveau de stress acceptable peu importe la charge de travail. Pour cela, je te conseille de planifier ton travail et de le répartir de façon homogène pour éviter toute surcharge. La méthode de travail personnel proposée dans cet article devrait aussi être d’une grande aide.

D’autre part, tu vas devoir t’adapter aux limitations temporelles de ton planning. En effet, les journées ont 24 heures pour tout le monde, et tu ne pourras pas faire rentrer un nombre infini de sessions de travail personnel dans ton planning. Il va donc falloir apprendre à travailler efficacement pendant tes sessions. Travailler efficacement traduit la capacité de produire un travail de qualité tout en respectant une certaine limite temporelle. Même si ça peut paraitre contre-intuitif au départ, ces deux aspects vont de pair. En effet, s’obliger à se limiter dans le temps (dans la mesure du raisonnable !) a plutôt tendance à améliorer la productivité et la qualité du travail fourni. Ce demande un peu de pratique, mais la méthode présentée dans cet article devrait te permettre d’y arriver sans problème.

Enfin, tu vas devoir t’adapter à ton “pire ennemi”, à savoir…toi-même ! En effet, en te mettant au travail, tu vas te rendre compte que cela n’est pas forcément facile de se motiver, et surtout de rester motivé.e sur la durée. Il va donc falloir développer des capacités comme la discipline de travail, la persévérance et la confiance en soi. Or, la meilleure façon de le faire est simplement de…se mettre au travail ! En effet, en passant à l’action, tu vas forcément te rendre compte de tes faiblesses, faire des erreurs et prendre des murs. Or, c’est la seule façon de tirer partie de ta capacité d’évolution et donc de progresser. Tu peux aussi essayer de donner du sens à ton travail personnel en définissant ton projet de vie. Enfin, la méthode présentée dans cet article devrait fluidifier ton travail personnel et donc, pourquoi pas, te donner envie de travailler.

Stratégie d'optimisation

Pour optimiser le travail personnel et apprendre comment reviser efficacement, on peut se baser sur les piliers de l’apprentissage. Il y a 4 piliers, qui ont tous leur importance dans le processus d’apprentissage. L’approche proposée intègre tous ces piliers et a pour objectif d’atteindre le fameux état de flow dont je parle souvent sur ce site.

Le premier pilier de l’apprentissage est l’attention focalisée. C’est une condition nécessaire pour transformer les informations en connaissances. Elle traduit le fait d’être pleinement concentré.e sur l’information à transformer. Cela peut être un exercice résolu à l’écrit, la préparation d’une évaluation, peu importe. Le mieux serait d’arriver à se focaliser pendant tout le temps de travail personnel. Cependant, cela n’est pas humainement possible. En effet, chez les adultes, la durée pendant laquelle l’attention peut être maximale de façon continue est d’environ 20 minutes, après quoi le cerveau a besoin d’une pause de l’ordre d’environ 5 minutes. Malgré cela, il est possible de favoriser cette attention maximale et surtout de limiter les chutes d’attention à l’aide de certaines pratiques que nous verrons par la suite.

Le deuxième pilier de l’apprentissage est l’engagement actif. C’est aussi une condition nécessaire pour transformer les informations en connaissances. L’engagement actif consiste à adopter une attitude curieuse, positive et motivée qui permet de s’impliquer au maximum dans son apprentissage. Le fait d’aller volontairement vers l’information met le cerveau dans les meilleures conditions pour la manipuler et la transformer. Au contraire, un état passif d’attente et de désintérêt a tendance à entraver le processus d’apprentissage. La transformation en connaissances sera alors de mauvaise qualité, voire carrément absente. L’engagement actif consiste par exemple à chercher les exercices au lieu de regarder directement la correction, ou encore à demander de l’aide pour comprendre certaines notions.

Le troisième pilier de l’apprentissage est le retour sur erreur, ou “feedback”. Il consiste à se tester fréquemment pour comparer de façon honnête tes prédictions à la réalité et faire les éventuels ajustements nécessaires. Cela permet d’éviter ce qu’on appelle “l’illusion de maitrise”, c’est-à-dire la croyance que l’on sait ou sait faire quelque chose alors que cela n’est pas le cas. Concrètement, cela consiste à regarder et comprendre la correction après avoir cherché un exercice, pour ensuite ne plus refaire cette erreur et ainsi progresser. Chez beaucoup l’élèves, c’est le pilier qui pose le plus problème. En effet, il nécessite de comprendre que les erreurs et les remises en question font entièrement partie du processus de progression, ce qui est assez difficile à intégrer si l’on n’a pas l’habitude.

Enfin, le quatrième pilier de l’apprentissage est l’automatisation, ou consolidation. Ce processus nécessite de réactiver fréquemment les informations à apprendre. En effet, cela permet de renforcer les circuits neuronaux associés, et ainsi de faire passer progressivement les informations dans la mémoire à long terme. Pendant ce processus, il faut savoir que le sommeil joue un rôle capital. Il est donc nécessaire de distribuer le travail de réactivation de façon homogène sur une durée suffisamment longue, de façon à alterner des phases de travail avec des phases de sommeil. L’automatisation peut être considérée comme complète lorsque la réactivation d’une information ne nécessite plus aucun effort conscient. On peut alors dire que l’information a été transformée en connaissance.

Travail personnel optimal

Avant - Propos

définition

En théorie, l’organisation optimale devrait être très personnelle, car chacun a ses petites habitudes, ses automatismes, etc. Pour apprendre comment reviser efficacement, il devrait donc y avoir une infinité de possibilités pour organiser son travail personnel de façon optimale. Cependant, cela n’est pas tout à fait vrai. En effet, on se rend compte que les élèves qui réussissent le mieux ont souvent une organisation assez proche, voire identique. Leur méthode de travail, et en particulier de travail personnel, est donc elle aussi assez semblable. Par ailleurs, j’ai moi-même aussi accumulé beaucoup de connaissances en termes d’organisation, donc je pense que c’est intéressant de les prendre en compte ici. Ainsi, dans cet article, le travail personnel que j’appellerai “optimal” est celui qui respecte les contraintes et la stratégie d’optimisation proposées (voir plus haut), tout en s’appuyant sur l’organisation des meilleurs élèves et mes connaissances personnelles. Si tu ne sais pas où démarrer concernant ton travail personnel, je te conseille de partir sur la méthode de travail proposée ici, et tu pourras toujours faire des ajustements par la suite si tu en as envie.

Instructions

Pour plus de clarté, je vais te présenter une méthode de travail personnel sous la forme d’une “recette de cuisine”, c’est-à-dire d’une série d’instructions organisées, qu’on peut aussi appeler une “procédure”. L’idée est que tu puisses mettre cette méthode en pratique facilement. Je ne donnerai pas toujours les raisons pour lesquelles je te conseille de faire les choses de cette façon, ou dans cet ordre, etc. pour ne pas surcharger la rédaction. Pour autant, sache que tout est réfléchi de manière à être optimal. Ce format a l’avantage d’aller droit au but, mais peut naturellement soulever des questions. Si tu en as, n’hésite pas à les poser en commentaires, j’y répondrai avec plaisir. Enfin, sache que quand tu vois un ordre (1,2,…), ça veut dire que je te conseille de respecter cet ordre particulier pour plus d’efficacité. Au contraire, quand tu n’en vois pas, ça veut dire que je te conseille de tout faire simultanément.

Plan

Tout d’abord, je vais te présenter la structure générale de la méthode de travail personnel. Ensuite, je te donnerai différentes versions possibles en fonction du type de période que tu peux rencontrer. Nous verrons ainsi trois types de périodes :

  • Cas n°1 : Hors période de préparation d’évaluation
  • Cas n°2 : En période de préparation d’évaluation(s) ou d’examen
  • Cas n°3 : En période de vacances

Remarque 1 : La méthode de travail proposée est en cohérence avec les autres aspects organisationnels présentés sur ce site. Tu trouveras notamment des articles concernant le matériel, le planning, le travail en classe et la gestion des évaluations.

Remarque 2 : La méthode de travail proposée est optimisée plutôt pour des matières à exercices (ex : maths, physique, NSI, SI), mais peut aussi fonctionner pour d’autres matières en faisant quelques ajustements. Si tu as des idées pour l’adapter et/ou l’améliorer pour d’autres types de matières (français, histoire, etc.), je suis preneur donc n’hésite pas à en parler en commentaires. Par ailleurs, cette méthode est valable pour tous niveaux, à partir de la 6ème.

Remarque 3 : La méthode proposée nécessite des sessions travail suffisamment longues. Je partirai donc du principe que tu as fait un planning de travail. Concernant la durée de ces sessions de travail, je te conseille de prévoir entre 1 h et 2 h pour les matières principales et entre 20 et 45 minutes pour les matières secondaires.

Remarque 4 : L’organisation que je te propose est celle qui me semble la plus efficace. Mais l’important est que tu en trouves une qui fonctionne pour toi. Donc n’hésite pas à apporter tes modifications ou à carrément utiliser ta propre méthode. Si c’est le cas, n’oublie d’en parler en commentaires car cela peut intéresser tout le monde.

Méthode générale

Voici la structure générale de la méthode de travail personnel pour apprendre comment reviser efficacement. Elle sert de base pour tous les cas étudiés par la suite.

Dans ta chambre seulement (ou autre lieu de travail)

– Chambre rangée et propre, lit fait, etc.

– Fermer la porte 

– Bureau face à un mur

– Option : Tableau blanc facilement accessible

– Dans l’établissement : CDI ou salle de permanence

– Hors établissement : Médiathèque, café, etc.

Choisir le lieu le plus studieux

– Se mettre à côté de personnes studieuses ou s’isoler

– Option : Travailler seulement avec des gens du même niveau ou meilleurs

Seulement si améliore la concentration

Utiliser un lecteur mp3, pas le smartphone (ni un PC, etc.)

Préparer des playlists à l’avance

– Seulement tempos lents et sons d’ambiance, pas de paroles

Remarque 1 : La méthode proposée est optimisée pour les matières à exercices. Pour les autres matières, il faudra faire quelques ajustements. Pour les matières secondaires à exercices, la méthode peut rester identique, mais il faudra diminuer la durée des sessions de travail, ou bien travailler plusieurs matières pendant la même session. Pour les matières “à leçon” (français, histoire-géo, etc.), très sincèrement je n’ai pas assez d’expérience pour te guider. Je pense que tu peux reprendre la plupart des idées, mais en faisant des adaptations qui vont dépendre de la structure de ton travail personnel et de tes évaluations / examens dans ces matières.

Remarque 2 : Le fait de se focaliser sur ton travail personnel est la base de l’attention focalisée, le premier pilier de l’apprentissage. Cela consiste à être concentré.e exclusivement sur l’activité présente. C’est vraiment très important pour que les informations à acquérir parviennent jusqu’à ton cerveau, et donc que tu puisses les transformer en connaissances au fur et à mesure.

Pour favoriser une attention focalisée, je te conseille de supprimer toutes les perturbations possibles. D’une part, ton environnement de travail devrait être minimaliste, c’est-à-dire ne contenant que le nécessaire. Chez toi, je te conseille de travailler exclusivement dans ta chambre, ou sinon dans une pièce dédiée à ton travail et dans laquelle tu peux t’isoler. Il est hors de question de travailler en plein milieu de la cuisine ou du salon étant donné que ce sont des lieux de passage dans lesquels il est très difficile de se concentrer. Je te conseille aussi que ton lieu de travail soit propre et rangé (faire ton lit, etc.). En effet, un environnement clair favorise un esprit clair. Toujours pour limiter les perturbations, tu peux aussi mettre ton bureau face à un mur et fermer ta porte, à clé si besoin. En option, tu peux aussi positionner un tableau blanc à côté de ton bureau pour pouvoir l’utiliser lors de ton travail personnel. Par moment, tu peux aussi être amené.e à travailler autre part que chez toi, que ça soit pendant la journée ou après les cours. Je te recommande vraiment de profiter des heures de permanence pendant la journée pour t’avancer dans ton travail. Il existe des lieux de travail à l’intérieur de ton établissement (ex : salles de permanence, CDI) et à l’extérieur (médiathèque, cafés, etc.). Je te conseille de choisir le lieu dans lequel l’ambiance est la plus studieuse, c’est-à-dire avec le moins de perturbations possibles. En général, à l’intérieur, c’est le le CDI qui est le plus propice au travail et à l’extérieur, c’est la médiathèque (ou équivalent). Mais ça peut dépendre du nombre de personnes présentes, de la qualité des tables et de plein d’autres paramètres. C’est donc à toi de trouver le lieu qui te permet de travailler le mieux. Lors de ces sessions de travail, il arrive souvent que tu sois avec d’autres personnes. Pour que ton travail soit efficace, je te conseille de te mettre seulement avec des personnes qui ont envie de travailler, ou sinon de t’isoler, quitte à délaisser ton groupe de potes habituel pendant un certain temps. Si tu veux progresser plus rapidement et apprendre comment reviser efficacement, tu peux aussi travailler ponctuellement avec des personnes qui ont un meilleur niveau que toi et qui sont assez ouvertes pour t’apporter de l’aide.

D’autre part, tu devrais avoir un plan de travail minimaliste, c’est-à-dire sur lequel il y a juste le matériel dont tu as besoin pour ton travail personnel, et rien d’autre. Cela permet à ton esprit de se concentrer sur l’essentiel et donc d’être plus performant. Pour la même raison, ton plan de travail devrait aussi être rangé et propre. Il devrait aussi être suffisamment spacieux pour pouvoir y placer tous les éléments dont tu as besoin en même temps (cahiers, etc.) et ne pas te sentir à l’étroit. Enfin, fais vraiment attention au smartphone et à tous les autres appareils électroniques : ce sont des armes de destruction massive de l’attention ^^. En effet, ils donnent accès à un nombre d’activités énormes, qui sont malheureusement pour la plupart complètement inutiles pendant une session de travail (réseaux sociaux, etc.). Pour éviter tout risque de détournement d’attention, tous ces appareils devraient donc être éteints, et si possible dans une autre pièce si tu travailles chez toi. Ca peut te paraitre un peu trop radical, mais en fait ça ne l’est pas. En effet, des études montrent que le seul fait d’avoir un smartphone éteint (!!) à portée fait baisser le niveau d’attention, et parfois jusqu’à plus de la moitié chez certaines personnes. C’est le cas dans une moindre mesure avec les autres appareils électroniques (tablettes, PC, etc.). Si tu as absolument besoin de travailler sur PC, ou de consulter un document sur internet (ex : sujet ou correction d’exercice, vidéos de cours), je te conseille dans tous les cas de ne pas le faire avec ton smartphone, et de rester hors connexion dans la mesure du possible. Pour cela, tu peux éventuellement prévoir à l’avance les supports dont tu auras besoin pour travailler et les récupérer sur internet avant ta session. Malgré ces recommandations générales, cette question des appareils électroniques n’est pas évidente du tout. En effet, comme tu le sais sûrement, Internet contient aussi beaucoup de bonnes ressources de travail (ex : certaines chaînes Youtube). Or, ces ressources ne sont pas forcément récupérables à l’avance et peuvent être très utiles PENDANT une session de travail. La seule façon d’en profiter est donc d’utiliser un appareil électronique connecté. Le principal problème est que beaucoup de personnes, dont je fais partie parfois, dérivent TROP rapidement d’une utilisation studieuse d’Internet à une utilisation récréative, à cause des tentations quasi-omniprésentes. Elles se rendent alors compte qu’elles ont perdu leur temps et que leur travail n’a pas avancé. Même pour les gens expérimenté, rester concentré longtemps en étant connecté à Internet demande vraiment beaucoup de volonté. C’est donc encore pire chez les étudiants, qui ont en général moins l’habitude et se laissent avoir plus facilement. Pour l’instant, je n’ai pas de solution miracle, mis à part le fait d’être très discipliné. Si tu as une solution pour utiliser des bonnes ressources de travail issues d’internet tout en n’étant pas tenté.e et dérangé.e par le reste, je serais ravi que tu la partages en commentaires !

Enfin, pour encore augmenter ton attention, tu peux utiliser des systèmes simples pour t’isoler des bruits environnants (conversations, voitures, etc.). En effet, les bruits sont aussi une source de perturbation non négligeable. Pour cela, de simples Boules Quiès devraient faire l’affaire, mais tu peux aussi utiliser des bouchons moulés sur mesure. Eventuellement, tu peux aussi écouter de la musique. Dans ce cas, il faut absolument que cela augmente ta concentration et non le contraire. Pour cette raison, je te déconseille encore une fois d’utiliser des appareils connectés à internet, donc des applications comme Spotify ou brain.fm. Elles ne sont pas problématiques en elles-mêmes, mais c’est encore une fois le fait d’être connecté à internet qui l’est. Pour éviter ce problème, tu peux utiliser un lecteur mp3 classique (non connecté) et te faire des playlists à l’avance, si besoin avec des morceaux récupérés sur internet (oui !), mais pas pendant ton travail personnel. Concernant le style de musique, je te conseille de te limiter à des morceaux à tempos lents et sans paroles, ou à des sons d’ambiance (pluie, etc.) car ils y a plus de chances qu’ils aient un effet positif sur ton attention. Tu peux bien sûr tester d’autres styles (tempos rapides, etc.), mais en gardant en tête qu’ils ont plutôt tendance à avoir un effet négatif.

Ton comportement devrait lui aussi limiter les perturbations. Ainsi, je te conseille de ne pas te lever, ni manger ou boire, ni faire de pause pendant une session de travail. Ca peut paraitre un peu spartiate, mais il est largement démontré que tous ces comportements sont des perturbateurs d’attention et qu’il est difficile de se replonger dans le travail après qu’ils aient eu lieu. Concernant le fait de se lever, je te conseille de le faire seulement pour ne pas prendre de mauvaise posture ou si tu en as vraiment marre d’être assis.e. Concernant le fait de manger et/ou boire, il faudrait le faire avant ou après ta session, mais pas pendant, à part si tu prépares une évaluation. Tu devrais aussi éviter toute autres sortes de pauses, par exemple penser à ce que tu vas faire après, ou regarder par la fenêtre. Evidemment, ces comportement sont à éviter dans la mesure du possible seulement. Si tu as des fourmis dans les jambes, ou que tu as tellement faim que tu ne peux plus te concentrer, tu peux te lever ou manger ^^. Par contre, si tu le fais, il faudrait que ça soit le plus rapide possible pour pouvoir te reconcentrer plus facilement. Dans tous les cas, je te conseille de limiter ces comportements à maximum une fois par heure en tout.

Remarque 3 : Pour favoriser un engagement actif, je te conseille d’adopter une attitude curieuse, positive et motivée. Ca permettra à ton cerveau d’être dans les meilleures conditions d’apprentissage possibles. Dans le cas du travail personnel, cette attitude implique de faire des exercices en se remettant en question et avec l’envie de progresser continuellement. La méthode proposée devrait permettre de conserver cette attitude le plus longtemps possible tout en favorisant l’état de flow, dans lequel tes capacités sont naturellement augmentées, et en se basant sur les piliers de l’apprentissage.

Cas n°1 : Hors période de préparation d'évaluation​

Voir : Planning / Semaine sans préparation d’évaluation

Pour apprendre comment reviser efficacement, nous allons maintenant voir les spécificités de la méthode générale hors période de préparation d’évaluation, c’est-à-dire dans les moments plutôt “tranquilles” ^^. Cette méthode suppose que tu aies suivi la méthode de travail en classe proposée sur ce site.

(Si pas d’exercices, ou non corrigés, passer à l’étape 2)

(Si pas de devoirs, passer à l’étape 3)

La méthode de Feynman consiste à enseigner une notion jusqu’à ce qu’elle soit “compréhensible par un enfant de 5 ans”. Les explications doivent donc forcément être les plus simples, claires et précises possible. Il existe beaucoup de variantes de cette méthode. Celle qui est proposée ici est optimisée pour le travail personnel dans les matières à exercices.

Voici les étapes de cette méthode :

(Si incompréhension de la question, passer à l’étape 1.2.)

(Si manque de temps, utiliser la méthode au moins la moitié de la session)

(Sinon, passer à la question suivante)

(Si problèmes de compréhension, passer à l’étape 3)

(Sinon, passer à l’étape 1.2.3.)

(Si incompréhension totale, passer à la question suivante)

Echelle

– 0 % : Réponse fausse, très mauvaise rédaction, explications inexistantes, aucune satisfaction intellectuelle

80 % : Réponse juste, bonne rédaction, bonnes explications, bonne satisfaction intellectuelle

– 100 % : Réponse juste, rédaction parfaite, explications parfaites, satisfaction intellectuelle parfaite

Remarque 1 : Lorsque tu n’as pas d’évaluation à préparer, je te conseille de respecter un certain ordre pendant tes sessions de travail personnel si tu veux apprendre comment reviser efficacement. En premier, je te conseille de reprendre les exercices que tu as faits en cours. En effet, ce sont ceux que ton professeur considère comme les plus importants, donc il faudrait les comprendre parfaitement. En partant du principe que tu as lu cet article sur le travail en classe, tu devrais avoir dans ton cahier d’exercices des pourcentages de compréhension, annotations, etc. qui te permettent de savoir exactement ce qu’il te reste à travailler dans ces exercices. L’approche consiste alors à reprendre ces exercices par pourcentages de compréhension décroissants, c’est-à-dire du mieux compris au moins bien compris. En effet, les exercices les mieux  compris te prendront moins de temps et te mettront en confiance, donc il vaut mieux les placer en premier. Les moins bien compris sont en général plus difficiles et risquent de te poser problème et de te décourager, ce qui n’est pas du tout ce que l’on recherche. L’approche est identique pour les questions comprises dans ces exercices : je te conseille de reprendre les questions comprenant les erreurs ayant le pourcentage de compréhension le plus élevé en premier. Si tu as plusieurs erreurs dans une question, il faut se baser sur celle qui est la mieux comprise. Tu peux aussi prendre en compte les compteurs d’erreurs, et commencer par les erreurs pour lesquelles les compteurs sont les plus élevés. En faisant les deux à la fois, tu reprendras donc les erreurs que tu as à la fois les mieux comprises, mais aussi répétées le plus de fois. Comme pour les exercices, cette approche te permettra d’avancer plus facilement, de rester en confiance, et de sentir une progression tout au long de ta session. Les compteurs d’erreurs servent juste à cela, et je te conseille de ne pas les modifier pendant la session. Si par hasard, tu n’as pas fait d’exercices en classe, ou bien s’ils n’ont pas été corrigés, tu peux directement passer à l’étape suivante.

Lorsque tu auras fini de reprendre les exercices faits en classe, ou bien s’il n’y en a pas, tu pourras passer aux exercices donnés en devoir. Ce sont les exercices pour lesquels ton professeur attend un travail personnel hors classe, donc une certaine autonomie de travail. S’ils sont bien choisis, ils devraient compléter parfaitement les exercices faits en classe et commencer à te préparer pour l’évaluation. A priori, ce sont des exercices complètement nouveaux pour toi, donc tu ne pourras pas profiter de ce que tu as déjà fait en classe. En général, tu n’auras pas non plus de correction sur le moment, donc il faudra faire le maximum sans. Ton professeur attend de toi que tu fasses au moins une partie de ces exercices, et c’est normalement faisable si tu as été sérieux.se en classe et pendant les sessions de travail précédentes. Quand tu fais tes devoirs, l’idée est de trouver un compromis entre faire ce qu’on te demande et ne pas perdre ton temps. Si tu bloques trop longtemps sur une question ou un exercice, ça sera plus efficace passer à l’étape suivante, c’est-à-dire remplacer par des exercices corrigés.

Enfin, s’il te reste du temps, ou bien si tu n’as ni exercices en classe ni devoirs, ou bien si tu bloques sur tes devoirs, il ne faut surtout pas annuler ou remplacer ta session de travail. En effet, cette session fait partie de ton planning, donc il faut faire l’effort de la rendre utile malgré tout. Il vaut mieux en profiter pour faire des exercices corrigés issus d’autres sources, par exemple un livre d’exercices corrigés ou Internet.  Même si tu n’es pas en période de préparation d’évaluation ici, je te conseille de te concentrer sur des exercices types, c’est-à-dire qui sont justement susceptibles de tomber à l’évaluation. Cette approche te permettra de prendre de l’avance et sera même plus efficace que les devoirs classiques. En effet, tu seras mieux préparé.e pour l’évaluation et tu pourras en même temps profiter pleinement de la méthode de travail proposée, dans laquelle l’accès à la correction est un point central.

Remarque 2 : Il existe beaucoup de façons d’apprendre, comme l’illustre la pyramide de l’enseignement ci-dessous : 

comment reviser efficacement 1

Comme tu peux le voir, l’approche qui correspond au meilleur taux de rétention est l’enseignement. Ainsi, la meilleure façon d’apprendre est d’enseigner. En effet, pour pouvoir enseigner correctement, il faut forcément avoir une très bonne maitrise de ce que l’on enseigne et un certain recul. Les autre approches ne sont pas inutiles, mais sont moins efficaces. Par exemple, ça peut paraitre étonnant, mais écouter quelqu’un énoncer son cours à l’oral ne sert strictement à rien (5% de rétention). Globalement, on peut dire que plus l’approche est passive, moins elle est utile. Or, enseigner est l’approche la plus active, donc celle qui donne logiquement les meilleurs résultats. Dans cet article, nous partirons donc du principe qu’il vaut mieux adopter cette approche dès le départ pour optimiser l’apprentissage. Pour autant, c’est une approche qui peut être un peu difficile, surtout lorsque l’on débute sur un sujet. En effet, comment prendre la place de l’enseignant alors qu’on est élève ? En fait, si on respecte un certain cadre, c’est tout à fait possible. Dans cet article, ce cadre est apporté par la “méthode Feynman améliorée”, qui est une méthode guidée d’apprentissage par l’enseignement. Elle permet d’utiliser la meilleure approche d’apprentissage, tout en donnant des instructions claires et précises pour se sentir à l’aise peu importe le niveau de maîtrise du sujet.

Remarque 3 : La méthode Feynman de base est une méthode proposée par le physicien et enseignant Richard Feynman, prix Nobel de physique en 1965. Comme beaucoup, je pense que Feyman était le plus grand professeur de tous les temps (peut-être avec deux ou trois autres, quand même ^^). La méthode Feyman de base consiste à dire que si l’on est pas capable d’enseigner une notion à un enfant de 5 ans, c’est que l’on n’a pas bien compris cette notion. Même si ça peut paraitre simpliste, c’est très puissant. En effet, je te garantis qu’en ayant ça en tête, on se rend très souvent compte qu’on a pas bien compris quelque chose. L’idée est alors de se corriger et de recommencer jusqu’à que l’on arrive à un résultat simple, clair et précis. Le critère de “l’enfant de 5 ans” n’est pas à prendre à la lettre, il est juste là pour imaginer un public qui ne comprend vraiment rien à ce que l’on essaie de lui enseigner. La méthode Feynman “améliorée” proposée dans cet article est une adaptation de la méthode Feynman de base pour le travail personnel, notamment pour les matières à exercices. C’est une méthode très efficace pour apprendre comment reviser efficacement.

Remarque 4 : La méthode Feynman améliorée consiste à chercher et à rédiger chaque question en l’enseignant, puis à regarder la correction et à recommencer jusqu’à obtenir un résultat satisfaisant.

Pendant la phase d’enseignement, il ne faut surtout pas regarder la correction, l’idée étant de continuer jusqu’à que tu aies complètement rédigé la réponse dans ton cahier, ou bien que tu sois bloqué.e. Je te conseille de tout faire au crayon à papier (ou au stylo effaçable) car tu seras souvent amené.e à effacer et à recommencer. Pour gagner du temps, tu peux commencer à rédiger au propre, et utiliser un brouillon seulement si tu vois que tu ratures beaucoup et que tu n’es vraiment pas sûr.e de toi. Dans ce cas-là, tu peux avancer au maximum au brouillon et recopier au propre lorsque tu auras un résultat intéressant. A terme, tu devrais obtenir une rédaction lisible, claire et aérée. Pour une question donnée, cette première phase ne devrait pas te prendre plus de quelques minutes, parce que tu vas sûrement devoir recommencer pour améliorer ton résultat après avoir regardé la correction, et ensuite enchainer avec les autres questions. 3 minutes est juste une valeur indicative. En effet, en théorie tu peux y passer tout le temps que tu veux, mais je pars du principe que ta session de travail est limitée dans le temps et doit donc être efficace. Tu peux aussi décider de ne pas faire attention au temps lorsque tu démarres avec cette méthode, et t’y pencher un peu plus lorsque tu auras acquis une certaine expérience. Attention, il ne faut pas chercher à obtenir une rédaction et une compréhension parfaite du premier coup. Si tu y arrives, tant mieux, c’est parfait. Mais la véritable puissance de la méthode Feynman réside dans le fait de converger progressivement vers la meilleure solution. Pour cela, il est nécessaire de passer par une phase de retour sur erreur (“feedback”), lors de laquelle tu vas confronter ce que tu as fait à la correction (voir plus loin). Très souvent, tu comprendras certains points et tu en verras d’autres à améliorer, et il faudra alors recommencer en intégrant ces nouveautés dans une nouvelle phase d’enseignement. Si tu n’as pas accès à la correction, par exemple pour des exercices donnés en devoir, tu ne pourras pas profiter de ce retour sur erreur. Dans ce cas, je te conseille de passer un peu plus de temps sur chaque question et d’essayer de peaufiner la phase d’enseignement jusqu’à que tu arrives à un blocage insurmontable ou à une rédaction qui te satisfait. Si par hasard, tu ne comprends pas du tout une question, je te conseille de regarder directement la correction et d’essayer de progresser à partir de là (voir plus bas).

La phase d’enseignement peut se faire devant différents public. Le mieux serait d’avoir un enfant de 5 ans sous la main à chaque session de travail, mais ça n’est pas évident ^^. Plus sérieusement, si on met cet enfant de côté, le mieux serait d’avoir un public réel, si possible composé de plusieurs personnes. Cependant, lors du travail personnel, cette option est difficilement envisageable. Un public réel composé d’une seule personne est alors une très bonne option. Il peut donc y avoir un intérêt à travailler en binôme, à partir du moment où vous vous mettez d’accord pour avoir la même démarche. Tu peux aussi prendre comme public quelqu’un de ta famille par exemple. Mais, en général, ça fonctionne une ou deux fois, et ensuite la personne en a un peu marre ^^, ce qui est normal. Si tu n’as pas de public réel sous la main, ça n’est pas grave (c’est le cas de la plupart des gens !), tu peux te rabattre sur un public fictif. Tu peux alors essayer de parler à un objet personnifié, comme une peluche ou une figurine que tu aimes bien. C’est moins efficace, mais ça t’obligera à faire l’effort d’enseigner et à imaginer la réaction de ce public fictif, ce qui est déjà pas mal. Ca peut être bizarre au début, mais on s’y fait. Pour te dire, personnellement je parle souvent à une figurine DragonBall, et pourtant je me considère comme assez sain d’esprit ^^. Si tu n’as pas ce genre d’objets à disposition, tu peux aussi utiliser ton imagination, par exemple pour parler à un personnage de BD, de jeux video, ou bien carrément à un personnage réel comme un de tes amis. C’est encore moins efficace car le public n’a alors rien de physique, mais c’est parfois le mieux que l’on puisses faire. En dernier recours, tu peux t’enseigner à toi-même. Cette approche est la moins efficace car tu es à la fois l’enseignant et l’élève, donc en quelque sorte juge et partie. Cela pose un problème d’objectivité, et ce même si tu utilises un miroir pour te “dédoubler”. Même si je ne te la conseille pas, cette approche donne de bons résultats chez certaines personnes, donc tu peux toujours la tester.

La phase d’enseignement peut s’appuyer sur plusieurs types de mémoires. Le mieux est de faire travailler un maximum de types de mémoire simultanément. La mémoire sensitive est associée aux cinq sens, et comprend donc cinq types de mémoires. Dans le cas présent, tu utiliseras particulièrement les mémoires auditive et visuelle, associées respectivement à l’ouïe et à la vue. Par exemple, en tant qu’enseignant.e, tu solliciteras ta mémoire auditive si tu enseignes avec la voix et à ta mémoire visuelle si tu t’appuies sur des images, des schémas, etc. Par la même occasion, tu feras travailler le même type de mémoire chez tes élèves (ton binôme, ta figurine, etc.). La mémoire kinesthésique, quant à elle, est associée au mouvement, et la mémoire émotionnelles aux émotions. Par exemple, tu peux les solliciter en faisant des gestes pendant que tu parles et en racontant des histoires. On entend beaucoup que certaines personnes ont plutôt certains types de mémoire, mais c’est de plus en plus controversé. Par contre, ce qui est certain, c’est que plus on sollicite de types de mémoire, plus l’apprentissage est complet. En effet, chaque type de mémoire fait travailler le cerveau d’une manière spécifique, donc le fait de les utiliser simultanément va avoir tendance à solliciter le cerveau de façon complémentaire et globale. Le taux de rétention de 90 % vu précédemment peut alors encore augmenter. Par exemple, pour enseigner le théorème de Pythagore à Végéta (^^), tu peux énoncer le théorème à l’oral pour la mémoire auditive, faire un schéma pour la mémoire visuelle, dessiner un triangle avec tes mains pour la mémoire kinestésique et donner un exemple de la vie courante pour les émotions. Ca demande un peu de pratique, mais en faisant cet effort, les meilleurs profs intègrent beaucoup mieux ce qu’ils enseignent et ont aussi tendance à impliquer beaucoup plus leurs élèves.

Pour enseigner, tu peux t’appuyer sur différentes techniques. La technique la plus efficace est de s’enregistrer, en audio et/ou en vidéo, le mieux étant de faire les deux à la fois. En effet, s’entendre et/ou se voir enseigner permet d’identifier précisément et rapidement les points qui posent problème. Ca peut être assez difficile au début parce qu’on n’aime ni s’entendre, ni se voir, ni se rendre compte que ce qu’on dit est incompréhensible, mais se placer dans l’inconfort est un énorme accélérateur de progression et je te conseille vraiment d’en profiter. Même si je déconseille globalement l’utilisation du smartphone lors du travail personnel, ça serait la seule exception tellement c’est utile. Je te conseille alors de le mettre en mode avion. Tu peux éviter le smartphone en utilisant un dictaphone et/ou une caméra, mais tout le monde n’en a pas à disposition et c’est assez cher. Une autre technique très efficace est d’utiliser des supports classiques comme ton cours, des livres de fiches, etc. pour sélectionner et synthétiser les informations spécifiques pour répondre à la question encours. C’est une méthode classique mais très efficace car elle t’oblige à maitriser simultanément ces différents supports et à recouper les informations. Petite remarque, je te déconseille de faire des fiches exprès pour l’occasion si tu travailles une matière à exercices. En effet, cela n’est pas efficace dans ces matières et il vaut mieux utiliser des fiches déjà faites. Si tu travailles une matière à leçon, pourquoi pas essayer. Les autres techniques sont aussi très utiles et sont souvent associées à un type de mémoire particulier : les illustrations font travailler la mémoire visuelle, le fait d’utiliser l’espace la mémoire kinesthésique, l’humour la mémoire émotionnelle, etc. Au début, je te conseille d’utiliser les techniques avec lesquelles tu es le.la plus à l’aise, et si possible les deux techniques vues plus haut. Lorsque tu auras plus d’expérience, et bien que cela représente un challenge assez élevé, je te conseille d’utiliser toutes ces techniques simultanément pour apprendre comment réviser efficacement.

Le fait de rédiger la réponse à la question en cours tout en l’enseignant avec les techniques proposées peut représenter une difficulté. Souvent, tout faire à la fois peut être un peu trop, et c’est même parfois impossible. Par exemple, c’est difficile de se filmer tout en rédigeant, et c’est carrément impossible d’utiliser l’espace (ex : se balader dans la chambre) tout en rédigeant. Pour éviter ces problèmes, tu peux éventuellement décomposer ton enseignement en deux phases. Dans une 1ère phase, tu ne te préoccupes pas du tout de la rédaction et tu utilises un maximum de techniques d’enseignement, et dans une 2ème, tu rédiges en gardant en tête ce que tu as fais pendant la 1ère phase. Il faut bien comprendre que l’efficacité de la méthode ne réside pas dans le fait de tout faire à la fois, mais bien dans l’effort d’enseignement. Si cet effort n’a pas lieu en même temps que tu rédiges, cela n’a aucune importance, et le fait de synthétiser ensuite à l’écrit peu même être encore plus efficace. Le seul problème, c’est que le fait de séparer les deux va forcément te prendre plus de temps. Donc à toi de voir ce que tu préfères : soit utiliser des techniques qui sont compatibles avec le fait de rédiger simultanément (ex : utiliser des supports de cours, utiliser l’humour), soit d’autres techniques où c’est moins évident (s’enregistrer, etc.). A terme, tu pourras peut être même inventer des approches qui permettent de rédiger tout en utilisant des techniques a priori incompatibles. Par exemple, les vidéos d’enseignement, comme celles que tu peux trouver sur ce site, sont une très bonne approche qui réunit la rédaction à plusieurs techniques d’enseignement, dont l’enregistrement. Si tu en as l’occasion, tu peux donc tester de faire tes propres vidéos d’enseignement, par exemple en filmant ton cahier en vue de dessus pendant que rédiges et que tu expliques à la fois. Globalement, il y a une grande liberté dans l’enseignement et il n’y a donc pas d’approche miracle. C’est à toi de trouver l’approche qui t’apporte le plus en termes de progression. Ca demande de la pratique, mais quand tu auras trouvé, tu le sauras.

Remarque 5 : Lorsque tu auras rédigé complètement la réponse ou que tu seras arrivé.e à un blocage, tu pourras passer à la phase de correction. Cette phase nécessite bien sûr que tu aies accès à la correction. Si cela n’est pas le cas, tu seras obligé.e de passer à la question suivante sans pouvoir profiter du retour sur erreur, pourtant si important dans la méthode Feynman. Pour cette raison, les exercices donnés en devoirs sont parfois problématiques car ils sont rarement corrigés. lls ne permettent donc pas d’utiliser la correction pour s’améliorer et peuvent devenir une perte de temps si tu es bloqué.e. Ainsi, dans la mesure du possible, je te conseille de toujours travailler avec des exercices corrigés.

Dans un premier temps, je te conseille d’identifier tes erreurs et tes manques (parties non rédigées mais nécessaires) en comparant ce que tu as fait avec la correction. Pour cela, tu peux utiliser le même système que lors du travail en classe, en entourant tes erreurs, mettant des warnings, etc. Ensuite, il va falloir faire un gros effort pour essayer de comprendre ces erreurs et ces manques. C’est une phase cruciale pour le cerveau, car tu l’obliges à confronter sa solution actuelle, et souvent imparfaite, à une solution juste. C’est une phase difficile car elle t’oblige à admettre tes erreurs et à te remettre en question, mais elle est strictement nécessaire pour progresser. Tu trouveras plus de détails sur l’attitude à avoir  en classe dans cet article. Pendant cette phase, tu as absolument quartier libre pour comprendre les nouveaux éléments apportés par la correction. Si tu veux, tu peux réutiliser rapidement l’approche d’enseignement de la 1ère phase, ou recopier des morceaux de correction et les travailler au brouillon, ou encore juste comprendre dans ta tête, ou tout autre technique qui te convient. L’idée n’est pas forcément d’arriver à une compréhension parfaite la première fois que tu regardes la correction, mais de faire progresser ta compréhension, au moins un peu. Ensuite, l’objectif va être d’intégrer cette nouvelle compréhension dans une nouvelle répétition du processus d’enseignement. En effet, très souvent, tu verras que plusieurs répétitions sont nécessaires pour converger vers une réponse juste et une bonne compréhension. Lorsque tu auras le sentiment d’avoir mieux compris, ça sera le signe que tu peux continuer.

Dans un second temps, je te conseille d’évaluer ta compréhension à ce moment précis du processus. Pour cela, tu peux affecter un pourcentage de compréhension à la question. Si tu reprends un exercice fait en classe, tu devrais déjà avoir mis un pourcentage et il faudra alors juste le mettre à jour. Sinon, il faudra en créer un nouveau. Pour déterminer ce pourcentage, tu peux te baser sur la justesse de ta réponse, la qualité de ta rédaction et la qualité de tes explications AVANT d’utiliser la correction, et enfin la satisfaction intellectuelle globale APRES avoir utilisé la correction. Pour que la méthode fonctionne, il faut absolument que tu sois très honnête lors de cette phase. Il ne faut surtout pas avoir honte de ne rien comprendre, ou très peu, car l’erreur et l’incompréhension ponctuelles sont nécessaires à ta progression. Pour te guider, tu trouveras une échelle de pourcentages dans les instructions de la méthode. La notation n’a pas besoin d’être hyper précise, comme par exemple 32 % ou 69 %. C’est largement suffisant de rester sur des dizaines, par exemple 20 % ou 70 %. Déterminer un pourcentage réaliste demande un peu de pratique, mais tu verras que c’est finalement assez intuitif. Attention, il ne faut surtout pas te forcer à atteindre 100 %. Bien sûr, si tu penses les avoir atteints, c’est tant mieux. Mais, d’une part, je pense qu’avoir une attitude humble implique de toujours se laisser une marge de progression, ce que ne permet pas un 100 %. D’autre part, le risque en visant 100 % est de tomber dans un perfectionnisme frustrant et sans fin, et donc de perdre du temps. Enfin, comprendre parfaitement quelque chose ne garantit pas forcément que ça sera toujours le cas dans un autre contexte (évaluation, etc.). L’idée est donc d’atteindre une valeur plus réaliste, mais qui reflète à la fois une compréhension suffisante pour considérer que tu as bien réussi la question. Ainsi, pour une question donnée, je te conseille de viser un pourcentage de compréhension supérieur ou égal à 80 %.

Enfin, si ton pourcentage est inférieur à 80%, l’idée est de recommencer à partir de la phase d’enseignement, en intégrant ce que tu as compris grâce à la correction. Tu pourras alors mettre un nouveau pourcentage, etc. Si tu atteins 80 % ou plus du premier coup, c’est tant mieux, mais je te conseille quand même de relancer le processus une fois pour être bien sûr de ta notation. Je te conseille aussi de ne pas effacer tes pourcentages successifs, de façon à avoir un suivi de ta progression. En théorie, il faudrait recommencer le processus autant de fois que nécessaire pour atteindre 80 % ou plus. Cependant, je te le déconseille car, d’une part, ça risque de te prendre vraiment trop de temps, et d’autre part, ça risque d’être frustrant de bloquer indéfiniment sur une question. A la place, je te conseille plutôt de recommencer au maximum trois fois, puis de passer à la question suivante. Si au bout de trois fois, le pourcentage n’est toujours pas supérieur ou égal à 80 %, il vaut mieux mettre un signe distinctif en face de la question (ex : croix rouge) pour l’identifier comme non réussie. Tu peux alors traduire ce qu’il te reste à comprendre sous forme de questions, noter celles-ci sur un post-it associé à l’exercice en cours, et mettre à jour ce post-it au fur et à mesure.

Remarque 6 : Quand tu finis un exercice, je te conseille de mettre à jour le pourcentage de compréhension provenant du travail en classe, ou bien d’affecter un nouveau pourcentage si c’est un nouvel exercice. Pour cela, tu peux utiliser un code couleur cohérent (ex : rouge de 0 à 30 %, orange de 40 à 60 % vert de 70 à 100 %), puis entourer le numéro de l’exercice de la même couleur que le pourcentage. Ca permettra de mieux repérer visuellement les exercices bien compris ou non. Pour valider un exercice, je te conseille, comme pour les questions, de viser un pourcentage de compréhension supérieur ou égal à 80 %. En général, ce résultat est naturellement atteint pour l’exercice si c’est aussi le cas pour toutes les questions. Si le pourcentage est inférieur à 80 %, c’est qu’il reste en général des erreurs et des manques gênants la compréhension de certaines questions. A ce stade, il vaut mieux considérer que tu a poussé la méthode à son maximum, et que vas avoir du mal à te débloquer tout.e seul.e. En effet, malgré la puissance de cette méthode, parfois elle ne sera pas suffisante, par exemple si tu ne la maitrises pas encore bien, ou si l’exercice est trop difficile. Il ne faut surtout pas s’inquiéter car tout ce travail t’auras forcément fait progresser, simplement pas encore suffisamment. Je te conseille alors de tout préparer au mieux pour demander de l’aide efficacement.

Pour commencer, tu peux coller le post-it associé à l’exercice sur le numéro de cet exercice. Tu peux aussi répéter cette action pour tes autres exercices. Tu devrais alors te retrouver avec au maximum un post-it par exercice. Ensuite, dès que tu peux, je te conseille de poser les questions notées sur ces post-it à des personnes susceptibles de te répondre, comme un ami plus avancé ou un professeur (officiel ou particulier). Il ne faut surtout pas avoir peur de poser des questions à ton professeur officiel. Tu peux par exemple le faire au début d’un cours (arriver un peu plus tôt) ou à la fin. En général, les profs sont contents de répondre aux questions des élèves, à partir du moment où il y a eu un travail en amont. Pour compléter, tu peux aussi effectuer tes propres recherches, par exemple sur internet en tapant les mots-clés de tes questions. Tu tomberas sûrement sur des forums et des vidéos intéressants. Si posible, mieux serait de faire ces recherches directement après ta session de travail pour avoir encore tout en tête.

A l’issue d’une session de travail, le top serait de n’avoir que des pourcentages de compréhension supérieurs ou égaux à 80 %, et en même d’avoir pu reprendre tous les exercices faits en classe et terminer tes devoirs si tu en avais. Mais ne t’inquiète pas si tu n’atteins pas cet objectif au début, car cela demande pas mal de pratique. Et même quand on a l’habitude, on n’y arrive pas toujours à chaque session de travail. Le plus important est de le garder en tête et de progresser petit à petit sans se mettre la pression. Au début, il vaut mieux se concentrer sur la qualité, quitte à en faire un peu moins. La quantité viendra avec la pratique. Pendant une session de travail, je te déconseille fortement d’aller vite, en te forçant à finir tout ce que tu as à faire, car la méthode Feynman améliorée ne donnera pas d’aussi bons résultats dans ces conditions. Il vaut mieux utiliser cette méthode lorsque tu as du temps devant toi, c’est pourquoi je te conseille de prévoir des sessions de travail personnel d’1 h minimum dans les matières principales à exercices (voir cet article). Si tu trouves que tu n’avances pas assez vite avec cette méthode, par exemple pour tes devoirs, ou bien si tu la trouves trop éprouvante par moment, tu n’es pas obligé.e de l’utiliser tout le temps. Par exemple, tu peux l’utiliser une question sur deux ou trois, ou un exercice sur deux, ou encore faire tes devoirs en début de session sans l’utiliser puis l’utiliser pendant le temps restant pour des exercices corrigés. Dans tous les cas, je te conseille d’utiliser la méthode Feynman améliorée au moins la moitié du temps d’une session de travail. Ca peut te permettre de faire une transition entre ne pas l’utiliser du tout et l’utiliser tout le temps. Au fur et à mesure de ta maitrise de cette méthode, tu peux alors augmenter le temps où tu l’utilises et diminuer celui où tu ne l’utilises pas. Je te garantis qu’au bout d’un moment, quand tu verras la vitesse à laquelle tu progresses, tu ne pourras plus t’en passer ^^.

Cas n°2 : En période de préparation d'évaluation(s) ou d'examen​

Tous types d’évaluations importantes : DS, type bac, bac blanc, etc.

Tous types d’examens : baccalauréat, concours.

Voir : Planning / Semaines de préparation d’évaluation(s) et d’examen

Pour apprendre comment reviser efficacement, nous allons maintenant voir les spécificités de la méthode générale en période de préparation d’évaluation(s) ou d’examen, c’est-à-dire dans des moments plutôt “chargés” ^^. Cela consiste entre autres de se placer en conditions réelles d’évaluation ou d’examen.

(Maximum 30 minutes)

Cette méthode permet de bien se préparer aux évaluation(s) et aux examens. Elle consiste respecter un planning de révision sur au moins une semaine avant l’évaluation ou l’examen. Dans ce programme, l’idée est de travailler seulement sur des exercices types et de se placer de plus en plus fréquemment en conditions réelles.

Voici les étapes de cette méthode :

Pour chaque question :

(Sinon, ou si incompréhension, passer à la question suivante)

Remarque 1 : Pour bien préparer tes évaluations ou tes examens, il faut absolument travailler sur des exercices qui sont au plus proches de ceux que tu vas rencontrer le jour J. Avant de démarrer tes révisions, je te conseille donc de regrouper des exercices types et des sujets d’évaluations ou d’examens. Tu peux faire ça tranquillement en dehors de ton travail personnel, par exemple un dimanche soir. Ca devrait te prendre grand maximum 30 minutes. Concernant les évaluations, tu peux regrouper environ 10 exercices types et 2 évaluations complètes. Concernant les examens, tu peux regrouper 6 sujets par matière principale. Ces valeurs sont plutôt optimisées pour les matières principales à exercices, et il faudra prévoir différemment si tu veux travailler d’autres matières. N’hésite pas à partager en commentaires combien d’exercices/sujets tu prévois pour tes révisions. Concernant les sujets d’examen, je te conseille de te limiter aux 3 années précédentes et de diversifier les provenances (Métropole, Iran, etc.). Ca permet de se baser sur des sujets récents tout en variant au maximum la structure et le niveau des exercices. Que ça soit pour une évaluation ou un examen, ne prend que des exercices pour lesquels tu as accès à une correction juste et très détaillée. Concernant les sources, tu peux piocher ces exercices dans ceux que tu as déjà fait en cours, dans des exercices de préparation spécifiques donnés par ton professeur, dans des livres d’exercices corrigés, sur ce site, ou bien sur d’autres sites si tu en connais. Ca te permettra de mieux savoir comment reviser efficacement.

Remarque 2 : Pour bien préparer tes évaluations ou tes examens, je te conseille de t’y mettre au moins une semaine à l’avance. En moyenne, pour les évaluations, c’est à peu près le temps que tu auras à partir du moment où ton prof t’annoncera l’évaluation. Pour les examens, tu connaitras sûrement la date bien à l’avance, donc n’hésite pas à démarrer ta préparation plus tôt.

D’une semaine à 4 jours avant, je te conseille de faire les exercices/sujets types sélectionnés. Que ça soit pour une évaluation ou un examen, je te conseille fortement de faire un planning de préparation  et de le respecter pour répartir ton travail de façon homogène. En moyenne, tu peux viser 2 ou 3 exercices par heure pour les évaluations et 1 sujet complet en période d’examen. Pendant cette phase d’au moins 4 jours de préparation, je te conseille de continuer d’utiliser la méthode Feynman améliorée vue précédemment pour en profiter jusqu’au dernier moment. Finalement, pendant cette 1ère phase, la procédure est la même qu’hors période d’évaluation, mais en se concentrant sur des exercices types.

Remarque 3 : Ensuite, de 3 à un jour avant, il va falloir te mettre le plus possible en conditions réelles. Le fait de se placer en conditions réelles est nécessaire pour t’habituer au stress que tu pourras ressentir le jour J et à la durée réelle de l’évaluation ou de l’examen. D’une part, si tu ne t’y es pas exposé.e suffisamment souvent, le stress lié à l’évaluation peut éventuellement te faire perdre tes moyens. D’ailleurs, ça t’es peut-être déjà arrivé. Si c’est le cas, tu sais que c’est très frustrant de réussir des exercices au calme chez toi et de ne plus y arriver le jour J. Ce travail préparatoire te permettra de mieux contrôler ce stress, et pourquoi pas en faire un allié qui boostera tes performances. D’autre part, la durée réelle de l’évaluation peut aussi te déstabiliser si tu n’es pas préparé.e. En effet, rester assis.e et concentré.e plus longtemps que d’habitude, parfois sans manger ni boire, et avec une certaine pression, peut être assez éprouvant. Ce travail préparatoire te permettra aussi de gagner en endurance et d’améliorer ta gestion du temps pendant l’évaluation. Tu as peut-être déjà de l’expérience en termes d’évaluations ou d’examen. Parmi les conditions réelles, on retrouve bien sûr d’éteindre son smartphone, mais aussi parfois d’avoir de quoi boire et manger, avoir un rituel d’évaluations, etc. Pour plus de détails, je t’invite à aller voir cet article sur la gestion des évaluations . Encore une fois, je te conseille de faire un planning et de le respecter, notamment en prévoyant des sessions de travail 1/4 plus longues que la durée de l’évaluation pour prendre en compte la phase de correction dans ton planning. Avant de démarrer, il va aussi falloir choisir un des sujets que tu as sélectionnés en amont et préparer une ou plusieurs feuilles de brouillon, comme tu devrais normalement en avoir en conditions réelles.

Remarque 4 : Ensuite, tu vas pouvoir démarrer. Je te conseille de lancer un compte à rebours de la durée totale de l’évaluation, avec une montre qui devrait faire partie de ton matériel scolaire et que tu peux placer dans ta trousse. Comme tu ne pourras pas utiliser ton smartphone en conditions réelles, autant t’y habituer dès maintenant. Dès que le compte à rebours est lancé, tu peux démarrer et faire l’évaluation comme une vraie. Pour apprendre à optimiser la gestion de tes évaluations, je te conseille d’utiliser les techniques proposées sur ce site. Evidemment, comme en conditions réelles, il faut faire comme si tu n’avais pas accès à la correction, et donc ne surtout pas la regarder pendant toute la durée de l’évaluation. De plus, ça n’est plus le moment d’utiliser la méthode Feynman améliorée, étant donné que tu ne pourras pas le faire en conditions réelles.

A la fin du compte à rebours, tu peux regarder la correction. Cette phase de correction ne devrait pas te prendre plu d’1/4 de la durée totale de l’évaluation. Par exemple, si tu viens de faire une évaluation de 2 h, la phase de correction devrait durer maximum 30 minutes. Ca peut paraitre assez court, mais il ne faut pas oublier que cette préparation d’évaluation vient après tout le travail en classe et personnel que tu as normalement fourni en amont. La phase de correction devrait donc être très fluide et permettre de gommer les dernières incertitudes qu’il te reste. Si tu as respecté la méthode de gestion d’évaluation proposée sur ce site, tu devrais te retrouver avec des signes permettant d’identifier facilement les questions que tu penses avoir réussies (ronds verts) et moins réussies (croix vertes à noires). Pendant la phase de correction, je te conseille de suivre le même ordre d’exercices que tu as choisi pendant l’évaluation (du plus facile au plus difficile). Dans chaque exercice, il vaut mieux commencer par vérifier les questions que tu penses avoir réussies puise passer aux questions moins ou pas réussies, par ordre de difficulté croissante (de vert à noir). Cette approche permet à la fois de te rassurer par rapport aux questions réussies et de laisser de coté les questions les plus difficiles si tu n’as pas le temps de les traiter. Pour utiliser la correction, je te conseille d’utiliser le même système que dans la méthode Feynman améliorée, d’abord en identifiant tes erreurs avec le (voir 1.2.1.), puis d’essayer de comprendre la correction (voir 1.2.2.), mais sans y passer autant de temps. En effet, tu es maintenant à quelques jours seulement de ton évaluation, donc tu devrais comprendre rapidement la correction. Si tu ne la comprends pas du tout, ça peut vouloir dire que le travail fourni jusque là n’a pas été suffisant ou d’assez bonne qualité, ou que la question est vraiment trop difficile. Dans ce cas, tu vas être obligé.e de considérer que c’est en quelque sorte trop tard, et qu’il va falloir faire une impasse sur cette question et passer à la suivante. Ca n’est pas très grave à partir du moment où ça n’arrive que très ponctuellement et si possible seulement pour les questions très difficiles. Normalement, la compréhension de la correction devrait être à ta portée au moins jusqu’aux questions annotées avec une croix orange, c’est à dire les questions assez difficiles. Lorsque tu auras avancé dans la compréhension de la correction, je te conseille alors d’effacer complètement ta réponse à cette question (ou bien seulement la partie fausse), de la rédiger une nouvelle fois, et de répéter ce processus jusqu’à atteindre une réponse juste, une rédaction propre et une bonne compréhension. Pendant cette étape, je te déconseille d’utiliser le système des pourcentages de compréhension de la méthode Feynman, pour la simple raison que ça te prendrait trop de temps. Maintenant que tu connais ce système, tu devrais de toute façon reconnaitre le moment où tu ta réponse est de bonne qualité, ce qui correspond à un pourcentage supérieur ou égal à 80 %. Si tu n’atteins pas ces critères au bout de 3 tentatives, je te conseille de laisser tomber et de passer à la question suivante.  Si tu veux, tu peux utiliser le même système du post-it que dans la méthode Feynman (voir 1.4.1.) et noter ce qu’il te reste à comprendre sous forme de questions. Tu peux alors essayer d’y répondre, mais sans trop de prendre la tête non plus. En effet, étant donné le peu de temps qu’il te reste jusqu’à l’évaluation, tu n’auras peut-être pas l’occasion de poser ces questions à quelqu’un ou de faire tes propres recherches. Parfois, il vaut alors mieux profiter de ce temps pour te détendre plutôt que de te stresser avec des questions sans réponses.

Cas n°3 : En période de vacances​​

Voir : Planning / Semaine de vacances

(Vacances de 2 semaines seulement)

Pour savoir comment reviser efficacement, nous allons maintenant voir les spécificités de la méthode générale en période de vacances, c’est-à-dire dans des moments où tu es censé.e te reposer. Cela consiste à organiser tes vacances de façon optimale pour à la fois te reposer, mais aussi bien préparer la rentrée.

Remarque : La méthode pour les vacances n’est pas bien compliquée. Comme tu peux le voir, elle consiste simplement à découper tes vacances en deux semaines, une pour le repos et une pour le travail, et d’adapter ta façon de travailler à ta semaine de rentrée, en fonction de si c’est une semaine de DS ou non.

Lors de la première semaine, je te conseille fortement de NE RIEN FAIRE en lien avec tes études. En d’autres termes, tu oublies carrément que tu es étudiant.e. Les seules activités à conserver devraient te permettre de “poser le cerveau” complètement : regarder des séries, aller nager, sortir avec des potes, etc. Fais vraiment attention à ne pas faire d’activités fatigantes intellectuellement. En effet, cette première semaine devrait te permettre de récupérer totalement de la période scolaire qui vient de passer. Si tu en ressens le besoin, tu peux éventuellement rajouter un peu de temps de sommeil.

Pendant la 2ème semaine, je te conseille de reprendre les mêmes rythmes de travail et de sommeil qu’en période scolaire, et de respecter le planning prévu . Il faudra alors adapter ta méthode de travail en fonction de ta semaine de rentrée. Si tu as une semaine sans évaluation, tu as juste à faire tes devoirs en respectant la méthode “Hors période préparation d’évaluation” proposée dans cet article. Si tu as une semaine avec évaluation(s) ou examen, il faudra utiliser la méthode “En période de préparation d’évaluation”. Pour finir, je te conseille de profiter de cette semaine pour faire un stage sur un thème adapté à tes besoins.
Par exemple, si tu te sens tout le temps stressé.e pendant les évaluations, c’est le bon moment pour faire un stage de gestion du stress. Si tu as le bac dans 1 mois, tu peux faire un stage de
préparation au bac, etc. Si tu en as les moyens, il vaut mieux faire un stage payant en présentiel car la qualité et les résultats sont en général meilleurs.
Si les moyens manques, tu peux utiliser les ressources de ce site, qui sont là pour ça si tu souhaites savoir comment reviser efficacement.

Exemples

Environnement de travail

Voici un exemple d’environnement de travail :

comment reviser efficacement 2

Plan de travail

Voici un exemple de plan de travail :

organiser son travail scolaire 1

Méthode Feynman améliorée

A venir en vidéo !

Méthode de préparation d'évaluation(s) ou d'examen

A venir en vidéo !

Pendant les vacances (2ème semaine)

A venir en vidéo !

Comment reviser efficacement ?
Conclusion

Dans cet article, nous avons d’abord expliqué ce qu’est le travail personnel et son utilité dans le cadre de ton organisation scolaire globale. Ensuite, nous avons vu concrètement comment optimiser ton travail personnel et apprendre comment reviser efficacement. Tu es donc maintenant équipé.e pour optimiser ton travail personnel de façon autonome. Il ne te “reste plus qu’à” mettre en pratique, donc à toi de jouer ! Cela te permettra d’améliorer ton organisation globale et donc tes résultats scolaires, tout en maintenant ton stress à un niveau optimal.

A présent, je te conseille de poursuivre ton travail sur l’organisation. Pour atteindre une organisation optimale, je te conseille de lire les autres articles de ce site sur l’organisation, comme par exemple ceux sur le planning, le travail personnel et la gestion des évaluations.

Remarque : Si certaines notions ne te paraissent pas claires ou si tu souhaites plus d’informations sur certains points, n’hésite pas faire tes remarques ou à poser tes questions en commentaires ! J’y répondrai avec plaisir :).

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